La Fondation Panzi de Kalemie dans la province du Tanganyika, avec l’appui du Fonds social de la République, avait donné depuis le lundi 11 juillet le go de la campagne de chirurgie réparatrice pour fistules et prolapsus génitaux dans cette ville, qui va s'étendre pour une durée de 30 jours.
Les bénéficiaires proviennent de huit zones de santé. Le coordinateur de la Fondation Panzi dans le Tanganyika, le docteur Hamisi Silas, explique la nature de ce projet :
"Ce projet prend en charge les survivantes des violences sexuelles et celles basées sur le genre, mais aussi les femmes vulnérables avec pathologies gynécologiques non-infectieuses, non-invalidantes et qui sont apparentées aux conséquences des violences sexuelles, les cas de fistules et de prolapsus, à travers une prise en charge holistique", explique-t-il.
Les avantages du modèle de Panzi
Cette organisation met en place un système à guichet unique qui permet aux survivantes de trouver tous les services à un même endroit et qui comprend quatre piliers : un accompagnement médical, un accompagnement psychosocial, un accompagnement sur le plan légal et une réinsertion socioéconomique, qui permet à la victime des violences sexuelles de surmonter tous ces traumatismes et d’être intégrée dans sa communauté.
"Dans chaque zone de santé, la Fondation Panzi est basée au niveau de l’hôpital général, où elle a des équipes des médecins, des psychologues, des assistants psychosociaux, des défenseurs judiciaires qui enregistrent des cas que la Fondation prend en charge", a-t-il conclu.
Cette campagne de chirurgie réparatrice pour fistules et prolapsus génitaux est gratuite et pour les 30 prochains jours.
Berthan Vova