Dans un discours percutant, prononcé devant une salle remplie de personnalités, le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a évoqué les lourds bilans des violences ayant frappé son pays. Lors de l’ouverture de la table ronde du Genocost, ce 31 mars au Centre culturel international de Kinshasa, il a dénoncé des atrocités ayant coûté la vie à plus de 10 millions de personnes.
Au cours de son allocution, le chef de l’État a cité plusieurs massacres ayant endeuillé l’est de la RDC, notamment ceux de Kishishe, Kazaroho, Bambo et Mweso. Il a ensuite pointé du doigt la complicité de certains pays de la région, en particulier le Rwanda, qu’il accuse de former et de créer des forces négatives avec un soutien logistique et militaire. « Cette volonté qui est évidente du Rwanda d’anéantir totalement ou en partie des groupes ethniques en République démocratique du Congo », a-t-il souligné.
Organisée par le Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits (FONAREV), cette table ronde vise deux objectifs principaux : l’appropriation du concept de Genocost par les Congolais et La reconnaissance internationale du génocide congolais. Les travaux se dérouleront sur quatre jours sous le ciel kinois et rassembleront divers experts, victimes, et représentants de la société civile pour réfléchir à des pistes de reconnaissance et de réparation.
Dans un contexte de crise sécuritaire persistante, le gouvernement congolais multiplie les actions, tant sur le plan national qu’international, pour faire entendre sa voix. Face aux atrocités qui durent plus deux décennies et longtemps sous l’omerta de la communauté internationale.
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