En séjour à New-York aux USA dans le cadre de la 77ème session de l’Assemblée générale des Nations-Unies, le président de la RDC Félix Tshisekedi et celui du Rwanda Paul Kagame se sont rencontrés pour discuter des questions relatives à l’insécurité qui prévalent dans l’est de la RDC sous la médiation du président de la France, Emmanuel Macron ce 21 septembre.
Les trois chefs d’État ont argumenté leur préoccupation face à la recrudescence des violences dans l’est de la République démocratique du Congo et leurs résolutions à apporter une réponse régionale et coordonnée à la menace portée par les groupes armés terroristes dans la région.
Afin de réunir les conditions d’un dialogue franc et constructif, nécessaire à la relance de la coopération entre les pays de la région et conformément au processus de Luanda, ils ont convenu d’agir de concert pour obtenir au plus vite le retrait du M23 des localités occupées.
Le retour des déplacés de guerre de ces localités à leurs domiciles, avec l’appui des Nations Unies et de leurs partenaires de l’Union Africaine, de la Communauté de l’Afrique de l’Est et de la Conférence sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) sont également une préoccupation du triumvirat.
Ils ont également convenu d’intensifier durablement leur coopération pour lutter contre l’impunité et mettre un terme à l’action des groupes armés dans la région des Grands Lacs, dont les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).
Ces efforts s’inscriront dans le cadre des initiatives régionales de paix existantes, notamment le processus de Nairobi.
Rappelons qu'en marge de l’édition 2022 de l’Assemblée générale de l’ONU, Félix Tshisekedi avait une fois de plus du haut de cette tribune accusé le Rwanda de déstabiliser la RDC le mardi 21 septembre.
"L’implication du Rwanda et sa responsabilité dans la tragédie que vivent mon pays et mes compatriotes des zones occupées par l’armée rwandaise et ses alliés du M23, ne sont plus discutables", avait déclaré le président congolais.
Pas plutard que ce mercredi 21 septembre avant leur énième rencontre, sur la même tribune, Paul Kagame lui a presque rétorqué sur ces mots.
"Il est urgent de trouver la volonté politique nécessaire pour s’attaquer enfin aux causes profondes de l’instabilité dans l’Est de la RDC. Il ne sert à rien de jeter l’opprobre sur quiconque, ces défis ne sont pas insurmontables", déclare l'autre à son tour.
La ville frontalière de Bunagana est depuis 100 jours occupée par le groupe armé du M23 accusé d'être équipés par Kigali.
Berthan Vova/ CellCom. Présidence