A l’issue d’une plénière tenue le mercredi 15 juin, cinq députés ont été invalidés suite aux absences répétées et non justifiées selon le rapport de la commission extraordinaire chargée de ce dossier. Depuis, des réactions fusent de partout, d’une part pour encourager cet acte jugé « brave », de l’autre pour dénoncer ce que d’aucuns qualifient de violation constitutionnelle. Dans la foulée la députée nationale, Marie-Ange Mushobekwa, a publié une série tweets dans lesquels elle dénonce l'irrégularité de son invalidation :
« Je suis régulière aux plénières à l'Assemblée nationale et tout le monde le sait. Sauf lorsque je suis malade. Toutes mes absences ont été autorisées par le bureau et j'ai présenté toutes les pièces justificatives à la commission ad hoc. Mais la décision de m'invalider est venue de la Présidence. Je tiens à souligner que mes soins médicaux à l'étranger ces trois derniers voyages étaient payés par l'Assemblée nationale. Quelle contradiction ! Et cela après vérification de mon dossier médical. Ce qui vient de se passer est un règlement des comptes. Quelqu'un m'a dit que mes tweets dérangent. En janvier 2021 mon mari et mes deux fils étaient fortement frappés par la Covid-19 et traités à la clinique Diamant. J'avais dû être placée en isolement pendant 40 jours. Tous les documents médicaux fiables ont été présentés à la commission ad hoc. Comment expliquer ce qui m'arrive ? La majorité de mes collègues de l'Union sacrée présents dans la salle ont été scandalisés lorsqu'on a cité mon nom parce qu'ils me voient souvent aux plénières. Mon nom a été rajouté au manuscrit dans la salle après un coup de fil en provenance de la Présidence, m'ont dit deux collègues. Je serai probablement leur première prisonnière... Une Femme ! Je sais tout ce qui est en train de se tramer », a déclaré l'ancienne ministre des droits de l'homme.
Il sied de noter qu'un total cinq députés ont été invalidés par le bureau de l'Assemblée nationale pour absentéisme, il s'agit de Adolphe Muzito, Henry Mova Sakanyi, Marie-Ange Mushobekwa, Papy Nyango et Luc Mulimbalimba.
Monge-Junior DIAMA