Le gouvernement central de la République démocratique du Congo a adopté et promet son accompagnement au projet de loi initié par le ministre de la communication et des médias Patrick Muyaya sur la liberté de la presse.
En effet, il s’agit de l’avant-projet de loi modifiant et complétant la loi n°96-002 du 22 juin 1996, fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse en RDC, porté au conseil par le ministre de la communication et médias Patrick Muyaya.
À en croire Patrick Muyaya, l’élaboration de cette loi marque la première marche vers la salubrité médiatique recommandée par le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi au cours des états généraux de la presse tenus en janvier dernier à Kinshasa.
Nombreuses innovations ont été relevées par le porteur de cet avant-projet de loi, à savoir :
– L’extension de l’objet de la loi à la liberté d’information et d’émission par la radio et la télévision, la presse écrite ou tout autre moyen de communication en RDC conformément à l’article 24 de la constitution;
– La garantie de l’exercice d’une presse réellement libre partenaire au développement;
– La jouissance effective du droit constitutionnel à l’information pour tout congolais;
-La prise en compte des exigences de nouvelles catégories de médias dont la presse en ligne, les médias associatifs, communautaires et professionnels
– La prise en compte du domaine.cd de la RDC dans la création et la gestion des médias en ligne
– Le renvoi de la régulation des médias en République démocratique du Congo au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel de la Communication conformément à la loi organique n°11/001 du 10 janvier 2011 portant composition, attributions et fonctionnement du CSAC.
– La promotion de la viabilité économique des organes de presse pour garantir d’une part les intérêts des entrepreneurs, et d’autre part les exigences fondées sur le développement de vecteurs économiques stables en faveur des employés.
En outre, Patrick Muyaya a saisi l'opportunité pour rappeler au conseil que la dotation de ces textes au pays, permettra son adaptation au contexte actuel et l’amélioration de l’indicateur droit à l’information.
Berthan Vova