Dans un communiqué rendu public le vendredi 1er juillet dont une copie est parvenue à la rédaction de Sosoyamboka.cd, le bureau politique du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie, PPRD a tenu une session extraordinaire du 27 au 29 juin 2022 au siège du Parti, faisant suite à la réunion du 31 mars dernier.
Cette session de trois jours avait pour objectif d'examiner le fonctionnement du parti, l'évaluation des situations politique, sécuritaire, économique et sociale du pays, mais aussi la préparation du prochain congrès.

En effet, le parti cher au sénateur à vie Joseph Kabila a condamné avec la dernière énergie l'instauration de la dictature au sommet de l'Etat, manifestée par la centralisation de toute la vie sociale dans une seule institution qu'est la présidence de la République.
Ci-dessous les conclusions de la session :
- S’agissant du Fonctionnement du Parti:
Le Bureau Politique après débats, échanges et examen du rapport présenté par le Secrétaire Permanent, le Camarade Emmanuel Ramazani Shadari a salué le travail abattu pour le maintien de la flamme du Parti sur toute l’étendue du territoire national, en dépit de quelques cas de transhumance politique. Le Bureau Politique a jugé urgent le besoin pour le Parti d’organiser son Congrès qui devra être le marqueur d’un nouveau départ, nonobstant les difficultés actuelles liées au secteur du transport aérien.
Le Bureau Politique charge à cet effet, le comité préparatoire du Congrès de réfléchir et de trouver dans l’urgence, des solutions alternatives pour sa meilleure tenue tout en veillant à la représentativité nationale, ce à quoi est attaché particulièrement notre Parti et son Président National.
- Concernant la situation politique, sécuritaire, économique et social du Pays.
Sur le plan politique, le bureau politique a condtamne l’instauration de la dictature manifestée par une désarticulation totale des Institutions de la République, au point de réduire à néant l’esprit de la Constitution du 18 Février 2006 telle que modifiée à ce jour, qui a promu un équilibre institutionnel entre le Pouvoir exécutif, législatif et judiciaire. Malheureusement, il se constate de plus en plus une concentration totale et dangereuse de tous les pouvoirs au sein d’une seule Institution, en l’occurrence le Président de la République, ce qui est de altérer la démocratie et son bon fonctionnement.
Les désignations irrégulières des membres de la Cour Constitutionnelle, la composition du Bureau de la CENI, l’adoption d’une loi électorale décriée, l’invalidation sélective de mandat des députés nationaux, illustrent amplement cette dérive totalitaire.
Sur le plan sécuritaire, le Bureau Politique a constaté une dégradation de la situation sécuritaire au pays et s’en dit fortement préoccupé. Occasion faisant le larron, le bureau a présenté ses sincères condoléances et a exprimé toute sa compassion aux compatriotes victimes de cette crise.
Par ailleurs, il a apporté son soutien sans faille aux Forces Armées de la République démocratique du Congo face aux forces négatives qui opèrent dans le pays, particulièrement dans sa partie Est. Il a fondé une confiance totale en la capacité des Forces Armées à vaincre ces forces négatives.
- Le bureau politique a appellé le gouvernement à considérer la question de la Défense Nationale comme une priorité des priorités et la prise en charge des déplacés internes, victimes de cette crise, en y consacrant des moyens conséquents.
"En définitive, le bureau politique note une résurgence globale des forces négatives, due notamment à certains choix hasardeux et à des options stratégiques inconséquentes du pouvoir actuel qui menacent l’intégrité du territoire national", peut-on lire dans le communiqué.
Sur le plan économique et social, le bureau Politique a relevé avec forte inquiétude, une perte continue du pouvoir d’achat des congolais et une détérioration accentuée de son train de vie quotidien, alors que le Peuple assiste impuissant, en un temps record, à des détournements des deniers publics récurrents ainsi qu’à un enrichissement insolent de certains cadres au pouvoir.
"En conclusion, Le Bureau Politique a souligné l’impérieux devoir, à la suite d’un examen approfondi de la situation, d’offrir à notre Peuple une alternative politique crédible face à la gestion actuelle du Pays qui a montré ses limites sur tous les plans", ont-ils conclu.
Ornella Kalala