Lors du 2e congrès de son parti Engagement Citoyen pour le développement (ECIDé), Martin Fayulu Madidi a tenu des propos durs sur la gestion du processus électoral, depuis la ville de Kisangani dans la province de la Tshopo.
Des propos qui insinuent des menaces désastreuses qui planent telle une épée de Damoclès sur le pays, sur certains dossiers sensibles tels que l'intégrité du territoire national congolais, des inquiétudes sur la gestion et la crédibilité sur la Commission électorale nationale indépendante (CENI), version Kadima.
"Ce processus souffre du manque d’indépendance, de neutralité et d’impartialité au niveau des organes chargés de le conduire, notamment la Cour constitutionnelle, le Conseil d’Etat et la CENI dont les animateurs ont été mis en place en violation de la Constitution des lois de la République et du principe de consensus entre parties prenantes", s'est plaint le président de l'ECiDé.
Pour le Leader de Lamuka, la situation actuelle de la RDC serait une aubaine pour favoriser un "glissement" ou fraude en faveur des " ceux qui n’ont jamais gagné dans les urnes".
Sans passer par le dos de la cuillère, Martin Fayulu a indiqué que "le délai constitutionnel des élections n'est pas négociable".
"Qu’il soit bien entendu que nous n’accepterons ni glissement, ni fraude. Nous continuerons à exiger des élections crédibles, impartiales et apaisées", a-t-il conclu.
Berthan Vova