Le ministre de Communication et Médias, Patrick Muyaya a, lors de sa conférence de presse du 18 juillet à Kinshasa, recadré le bouillant JM Kabund, dont "les propos outranciers envers le chef de l'État ont été jugés excessifs dans les milieux du pouvoir, et autres couches de la population".
À en croire le patron des médias congolais, en démocratie, la politique de l'insulte, de la calomnie pour séduire la population ou vendre un projet politique ne passe pas.
"On ne peut pas proposer une alternative crédible à la population avec la calomnie et les insultes. Ce qui est excessif est insignifiant", a indiqué Muyaya.
Par contre, le ministre des Médias met les propos de l'ex-président intérimaire de l'UDPS sur le compte de la liberté d'expression, œuvre du président Tshisekedi. "S'il y a bien une chose qui sévit bien en République démocratique du Congo, et parfois même de trop, d'après certaines personnes, c'est la liberté d'expression. Donc, tout le monde a le droit de dire ce qu'il veut. Cela procède de la démocratie que tous nous voulons", a expliqué le porte-parole du gouvernement.
En désaccord avec son ancien ami et partenaire politique de premier plan, l'ancien Premier vice-président de l'Assemblée nationale a craché sur le régime Tshisekedi, lundi 18 juillet 2022 lors du lancement de son parti politique "Alliance pour le changement", il a dénoncé les dérives d'un pouvoir aux abois et s'affiche désormais comme opposant.
RM