Alors que les suspicions de désaccord régnaient au sein de la coalition Lamuka entre le camp Muzito et celui de Fayulu, l'ancien Premier ministre congolais Aldophe Muzito a éclaire davantage l'opinion sur sa position face à son allié Martin Fayulu, au cours d'une interview livrée à la Radio France Internationale (RFI) ce vendredi 12 août.
Au sujet de la question brûlante de l'heure actuelle qui est de la candidature commune ou non de la coalition Lamuka à la présidentielle de 2023 comme cela fut le cas en 2018, Adolphe Muzito pose des conditions claires et nettes à son partenaire Martin Fayulu.
"Je ne connais pas son programme donc le moment venu quand on va dégager des convergences autour de nos programmes respectifs à Martin et à moi, son parti au mien, mais aussi avec d'autres forces politiques et sociales. C'est sur cette base-là que des alliances politiques et électorales pourront avoir lieu", a-t-il déclaré.
Avant d'ajouter au sujet d'une suspicion d'un départ imminent de Lamuka et d'un prétendu rapprochement avec le régime de Félix Tshisekedi.
"Je suis toujours résistant dans Lamuka, je suis toujours dur par rapport à Monsieur Tshisekedi et à l'Union sacré de la nation. En ce qui concerne le processus électoral, je doute de la crédibilité et donc je ne suis pas sûr qu'il le respectera. Dans tel cas, Lamuka va rebondir pour exiger les élections transparentes dans le délai constitutionnel".
En outre Adolphe Muzito a annoncé officiellement sa volonté de présenter sa candidature lors de la prochaine élection présidentielle.
"Je serai candidat en 2023, dans moins de 6 mois, je présenterai ma candidature après le congrès de mon parti [...] Je ne suis pas parmi ceux qui boycottent les élections, le peuple fera pression pour que ces élections soient transparentes", a-t-il indiqué.
Notons que lors de cette interview, Adolphe Muzito a jugé "arbitraire" l'arrestation de Jean-Marc Kabund qui selon lui est un signe très "inquiétant" pour la démocratie dans le pays. L'ancien haut cadre du Parti Lumumbiste unifié (PALU) est également revenu sur l'épisode du "Bloc patriotique". D'après lui, le Front Commun pour le Congo (FCC), famille politique de l'ancien président Joseph Kabila, n'est pas un allié "approprié" pour lutter contre la fraude électorale.
Monge Junior Diama