« Le gouvernement n'entend pas les cris de détresse des populations du Nord-Kivu et Ituri qui n'en peuvent plus de l'etat de siège », telle est l'expression d'indignation de l'honorable député national Gratien de Saint-Nicolas Iracan. Selon lui ce que les M23 font subir à la population ne doit pas être une raison pour le maintien de cette mesure dans les provinces.
Dans une interview accordée à nos confrères d'Actualité.cd, l'élu du peuple déclare qu'au lieu de demander autorisation au gouvernement par rapport aux cris des populations, l'ideal serait que les parlementaires ne se reposent pas, afin de veiller à l'évolution de la sécurité du peuple :
« Nous avons pensé que le Chef de l'État allait quand même se baser sur la revendication populaire parce que la pression que nous sommes en train de faire, ça ne vient pas de nous députés nationaux mais de la population. Pour le moment, on est en train de nous donner des raisons qui ne tiennent pas debout en disant par exemple que la situation de M23 fait en sorte qu'on ne peut plus chercher à lever l'état de siège mais ça n'a pas de rapport direct. On sait que le M23 est dans une zone précise : c'est dans le territoire de Rutshuru et donc s'il fallait concentrer les efforts dans une zone où il y a menace, on devrait concentrer donc l'état de siège dans le territoire de Rutshuru. Pour le moment l'Ituri qui n'est pas concerné par le M23 devrait en tout cas rapidement et simplement voir l'état de siège être levé mais ce n'est pas le cas. Nous pensons comme la population, qui est le souverain primaire, a demandé à ce que l’état de siège soit levé, qu'il fallait lever l'état de siège », a dit Gratien Iracan.
avant de rajouter : « Le deuxième aspect, la loi d'habilitation qu'on cherche à proposer à l'Assemblée nationale n'est pas une solution par rapport à ce qui se passe maintenant. D'ailleurs la situation que nous sommes en train de vivre maintenant nécessitait à ce que les députés nationaux comme les sénateurs restent au parlement parce que si nous nous fions à ce que le gouvernement est en train de dire, il y a des menaces graves aujourd'hui et comme nous le voyons qui affectent notre pays, ça demande à ce que nous puissions si jamais on ne voulait pas lever l'état de siège, on devrait rester au parlement conformément à la constitution en son article 85, surtout l'article 144 de 1 jusqu'à alinéa 3 qui dit que nous devons rester de droit quand il y a état de siège ou état d'urgence qu'il n'y a pas des vacances parlementaires ».
Pour lui cette façon de procéder est contre la constitution et ne comprend pas pourquoi est-ce que le gouvernement s'obstine à maintenir cette situation malgré son bilan mitigé dans les deux provinces.
Conformément à l'article 15 de la constitution la session parlementaire de mars doit prendre fin demain mercredi 15 juin. Après que l'adoption de la loi s'est soit produit, le gouvernement doit légiférer pendant trois mois sur certaines matières concernant le pays telles que le problème sur l'etat de siège, programmation militaire 2022-2025 , la mise en place du cadre légal qui soit relatif à la promotion de l'entreprenariat, l'artisanat et la ractification de certains accords de coopération et de partenariat.
Sephora NTOTO & ACTUALITÉ.CD